Avant d’aborder des techniques précises de stretching du cheval, chien, je vous propose un petit tour d’horizon sur ses principes afin de savoir dans quel cadre l’utiliser. Pour mémoire, stretching signifie étirement. C’est donc une technique d’étirement basée sur la physiologie musculaire utilisée tant pour améliorer les performances des sportifs qu’en rééducation. Pour les “non sportifs”, la pratique du stretching permet de conserver une certaine souplesse et de mobiliser son corps et ainsi, d’éviter par exemple les maux de dos liés à une activité sédentaire. A ce sujet, j’ai une anecdote intéressante, je discutais dernièrement avec un kinésithérapeute qui me disait qu’il donnait des exercices d’étirement à faire quotidiennement à ses patients à la suite des traitements. Il me rapportait que les patients qui les pratiquaient régulièrement “consommaient” beaucoup moins de séances de kinésithérapie et d’anti-inflammatoires ! Alors quand il voit ses patients revenir après un certain temps, il leur demande s’il continue leurs étirements. Devinez ? Et bien la corrélation entre le retour des douleurs et l’arrêt du stretching est quasi systématique !!

Tout cela pour dire que si cela est vrai sur l’homme, il en va de même pour l’animal qu’il soit chien, cheval, etc et quel que soit son mode de vie… Le stretching est une technique de soin préventive, elle peut également être complémentaire et curative. Elle demande des qualités de toucher simple à développer avec un peu de pratique. Le stretching permet de créer un lien, un moment privilégié pour mettre en place une écoute du corps de l’animal et parfois aussi de son propre corps 😉

Sans entrer dans des détails anatomo-physio-pathologique, le stretching régulier permet de détecter les problèmes dès le départ et de rompre un cercle vicieux qui peut conduire à des pathologies plus lourdes. Au départ, la contracture est une simple réponse du muscle à divers stimuli comme l’inflammation, des processus dégénératifs, une mauvaise posture, etc qui vont finir par affecter la qualité des structures des tissus. Le cercle vicieux est le suivant: une contracture qui va engendrer dans le temps: une raideur articulaire – de l’ischémie – une douleur – une limitation d’amplitude des mouvements…

Quand et comment ?

  • Ne pas commencer à froid, il est préférable de marcher quelques minutes d’abord.
  • Choisir un endroit calme et confortable où le praticien et l’animal se sentent à l’aise.
  • En fonction de l’animal (sa taille ou son comportement), un aide peut être utile pour tenir un cheval ou soutenir un chien.
  • La pratique du stretching est utile dans quatre situations: l’échauffement, la récupération à l’effort, dans un programme de suivi pour être souple et bien dans son corps et dans le cadre d’une rééducation.
    • L’échauffement augmente la fréquence cardiaque, induit la montée de la température des muscles nécessaire à son bon fonctionnement (glissement des fibres musculaires entre elles, vascularisation et oxygénation des fibres, accélération de la vitesse de conduction nerveuse.
    • La récupération à l’effort: le travail en contraction des muscles engendre des déchets (toxines) qui devront être transformés et éliminés par l’organisme. Afin d’éviter les contractures, il convient de pratiquer une récupération active suivie d’une douche que l’on peut rafraîchir progressivement en fonction de la température corporelle, puis un stretching axé sur des étirements légers sans solliciter de contraction réflexe.
    • Un programme pour favoriser le bien être et l’amplitude des articulations. Pour un athlète, ce programme permet de favoriser un rapport équilibré entre force, souplesse, élasticité et vitesse. Pour un “non sportif”, d’entretenir son véhicule corporel et de se sentir bien dans son corps malgré les traces du temps 😉
    • Lors d’un rééducation après un traumatisme physique ou à la suite d’une séance d’ostéopathie, le stretching est très intéressant car il permet une ré-information proprioceptive qui permet au corps d’intégrer les nouvelles possibilités d’amplitudes de mouvement. Cela va optimiser ainsi les bienfaits des soins ostéopathiques et les faire durer dans le temps !

Les deux techniques du stretching

  • L’étirement passif où l’on garde une même posture pendant un temps long sans solliciter la réaction de contraction du muscle. Ce mode permet de récupérer de l’amplitude et de la souplesse. On attend que les tissus se relâchent pour majorer le mouvement afin de ne pas susciter de réaction du muscle. Cette approche sera utilisée en récupération et dans des programmes de rééducation ou de souplesse pour rechercher l’amplitude des mouvements.
  • L’étirement passif avec sollicitation de réaction de contraction du muscle tout en maintenant un point fixe (ne pas lâcher). Ici, on va donc “dépasser” légèrement la barrière motrice pour susciter cette réaction. Cette méthode correspond à un travail d’échauffement, de réveil musculaire ou entre deux épreuves pour conserver un bon tonus postural.

Vous souhaitez aller plus loin ? Vous pouvez lire:

Le stretching du membre antérieur pour le cheval et le chien et celui du postérieur. Evidemment, la technique appliquée au cheval s’adresse aux “grands animaux” et la technique appliquée aux chiens, aux “petits animaux”.

En attendant, pour ceux qui le pratique ou souhaite le faire, merci de faire part de vos questions, besoins, etc en écrivant un commentaire ci-dessous.

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