Peut on faire des soins à ses animaux ?

quels soins faire à nos animaux ?

Vous êtes sensibles au bien être de vos animaux et vous souhaitez leur offrir le meilleur. “Ce meilleur”, c’est l’envie de prendre soin d’eux, et d’être en mesure de leur proposer des soins. Les soins dont je parle ici sont de diverses formes: massages, étirements, énergétique, etc… Si vous avez tenté cette expérience ou que vous pratiquez régulièrement des soins sur vos animaux… Vous savez que faire des soins à ses animaux n’est pas facile. Ce lien émotionnel entre nous est un frein dans certaines situations ! Et pour cause, l’animal n’est il pas le miroir de l’homme ?

  • Dans cet article, je parle des raisons en lien avec la difficulté d’être le praticien de ses animaux.
  • Cela va nous amener à parler du positionnement juste pour soi et nos compagnons à quatre pattes et, à adapter notre toucher en fonction d’eux.
  • Enfin, quand et pourquoi passer le relai à une personne extérieure ? Cette relation à trois nous aide à ouvrir le champ des possibles et à donner les meilleurs soins à nos animaux.

 

Faut-il faire des soins à ses animaux en cas de problème aigu ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici quelques indices pour estimer le moment où l’animal a besoin de soins ou d’un traitement spécifique.

La vie avec nos animaux nous apprend à les connaître et à repérer des signes de mal être et de bien être.

Nous savons apprécier les signaux envoyés par l’animal pour juger de la gravité de la situation ! Il va de soi que je ne vous incite pas à jouer aux apprentis sorciers. Lorsque l’on a le moindre doute,  l’urgence, c’est le vétérinaire!

En tant qu’ostéopathe, je ne compte pas le nombre de demandes de rendez vous pour des problèmes aigus sur lesquels je renvoie vers le vétérinaire. Un problème aigu se manifeste généralement par un changement net de comportement lié à la douleur.

La première chose à faire ? Soulager la douleur et vérifier que tout va bien au niveau des fonctions vitales. Donc, si besoin je file chez le vétérinaire pour être sûr de ne pas passer à côté d’un problème grave. L’idée à garder en tête: “d’abord ne pas nuire”.

Donc quand Bibi m’appelle et me dit: “Loulou est pris des reins, il gémit et il n’arrive plus à uriner, est ce que vous pouvez lui débloquer le dos tout de suite ?” Je réponds par précaution que ce type d’urgence ne se passe pas chez l’ostéopathe.

“Oui mais, il est très sensible, il s’inquiète et je pense que vous allez lui faire du bien”.

Euh… Au fond je ne connais pas assez Loulou et j’attends un diagnostic vétérinaire pour d’abord être sûre qu’une prise en charge urgente n’est pas nécessaire. Ainsi, j’évite le risque de lui perdre un temps précieux et donc de faire plus de mal que de bien…

Je vous assure, j’exagère à peine !

 

Pourquoi est-il difficile de faire des soins à nos animaux ?

En fait dans ces situations, le plus inquiet c’est souvent le gardien de l’animal. On n’aime pas voir souffrir nos proches, et nos animaux font évidemment partie de nos proches. De plus, même si le langage non verbal de animaux est clair, ils ne nous disent pas avec des mots ce qu’ils ressentent.

Et là, l’affectif pointe son museau ! On veut soulager notre compagnon au mieux et surtout le plus vite possible. L’expression de son inconfort, sa douleur est difficile à supporter. Dans ces situations de stress, il est souvent difficile de prendre le temps de s’écouter pour prendre la meilleure décision car on est trop impliqué émotionnellement.

L’autre difficulté, la plus grande en fait, c’est de rester objectif devant l’expression du mal être de nos animaux. Et c’est là que la relation intime que l’on a avec eux vient s’insinuer et trouble notre objectivité.

En fait, on a tendance à s’attacher à des symptômes mineurs et, au contraire, à grossir l’importance de problèmes insignifiants. En général, ce que l’on a l’habitude de voir ne nous alerte pas alors qu’une nouvelle manifestation nous inquiète.

Reprenons l’exemple de Loulou. En fait quand Bibi dit qu’il est pris des reins, cela fait parfois un moment qu’elle a constaté certains problèmes: il a du mal à se déplier le matin, il évite de sauter sur le canapé ou se rate régulièrement, etc.

Comme il prend de l’âge et après quelques avis et recherches sur internet, on se résout à penser que ces manifestations sont des signes de rhumatismes ou d’arthrose. On note bien l’information, mais la vie fait que l’urgence est parfois ailleurs !

 

Il arrive qu’on néglige certains symptômes et la situation s’aggrave progressivement

Et puis ce matin, il a du mal à uriner, et là on s’inquiète ! Et si ça se trouve, ce n’est pas que de la faute de l’arthrose… Loulou pourrait aussi avoir des troubles organiques ou fonctionnels au niveau des reins. On arrive au stade où le corps dit stop !

Rassurez-vous, je cherche à culpabiliser personne, nul n’est à l’abri d’une erreur. Notre cerveau est habitué à traiter les urgences. Vous savez bien que nous laissons traîner notre rendez-vous chez l’ostéopathe ou que nous payons nos factures au dernier moment, voire quand c’est trop tard. Bon c’est l’humain 😉

Nous ne sommes tout simplement pas habitués à être dans la prévention des problèmes. On règle les problèmes quand ils arrivent et on minimise les alertes.

Dans le cas précis, les problèmes de Loulou sont maintenant urgents et ils ne sont plus de notre ressort.

Alors quelle est la solution ? Que puis-je faire si je veux être pro-actif / pro-active dans le bien être de mon animal ?

 

Comment faire alors si l’on veut offrir des soins à nos animaux ?

La première réponse logique est: il fallait s’en occuper plus tôt. Alors ok mais comment ?

Est ce que je pouvais faire quelque chose pour éviter que cela se dégrade ? C’est possible mais pas certain. L’intérêt peut juste être de repérer des dysfonctionnements minimes plus tôt.

Si vous pratiquez des approches axées sur le bien être comme les massages et les soins énergétiques, effectivement, on peut intervenir de deux manières.

Soit de façon préventive et régulière qu’il y ait des signes ou non. Soit dès que l’on observe des micro changements. Toutefois, la nuance entre les deux est parfois subtile tout comme l’équilibre des êtres vivants !

 

Si on est en mode préventif, c’est un à trois soins d’entretien par mois juste pour faire le tour de l’animal

Les soins que l’on fait à nos poilus sont des moments privilégiés avec eux. On n’est pas dans la volonté de traiter des problèmes, on est simplement dans l’énergie d’optimiser leur bien être et de favoriser le potentiel d’auto-guérison.

Cela fait toute la différence. Pourquoi ? Tout simplement car on ne fait les soins en mode stress, urgence. Cela évite d’être débordé par l’émotionnel qui nous relie à nos animaux.

Le résultat ? C’est confortable pour eux comme pour nous.

Et il y a aussi un gros avantage à cette approche. Grâce à nos soins réguliers, on apprend à connaître intrinsèquement l’état “normal” de nos animaux. Cela revient tout bêtement à connaître leurs points forts et leurs points faibles, leurs réactions normales, etc…

Et comme cela, on prévient au mieux les problèmes puisqu’en cas de souci on va plus facilement repérer les signaux d’alertes et les gérer à temps !

Enfin, c’est la meilleure façon de créer un lien solide par le toucher puisqu’on leur fait du bien régulièrement avec nos mains. On crée ainsi de la confiance dans notre toucher et, dans les situations difficiles cela va nous aider à mieux identifier les problèmes tout en ayant un animal plus détendu.

 

Et si on est moins régulier mais attentif aux petits dysfonctionnements ?

C’est aussi une bonne alternative 😉

Concrètement, la nuance entre les deux est subtile. Pour que cela fonctionne sur la durée, il faut également pratiquer régulièrement les soins quant tout va bien. 

Si ce n’est pas le cas, cela va être plus difficile de repérer et de hiérarchiser les problèmes. La meilleure base c’est de bien connaître son animal quand tous ses voyants sont au vert.

De plus, le manque de régularité des soins pose un autre problème. C’est prendre le risque que la confiance établie par un toucher relationnel soit moins bonne puisque l’animal n’a pas assez l’habitude d’un toucher qui lui fait du bien…

 

Comment développer ce toucher qui crée la relation de confiance dans les soins ?

Bien sûr, il faut avant tout pratiquer régulièrement avec nos animaux pour développer nos perceptions sensorielles et donc la qualité de notre toucher…

De plus, si l’on veut avoir un toucher de qualité, la technique manuelle seule ne suffit pas. Pour cela, on a besoin de travailler notre savoir être, notre présence à l’autre

Pour offrir des soins réguliers à nos animaux, ce sont deux bases incontournables. Elles demandent un investissement personnel, du temps et l’envie de créer du lien avec soi et avec l’autre. Percevoir l’autre passe par la perception de soi, nos ressentis dans les mains…

La troisième base, c’est d’augmenter ses connaissances en anatomie et en physiologie. Pour cela on peut faire des études vétérinaires ou d’ostéopathie. Mais dans ce cas, il faut faire un choix entre se former comme un professionnel ou trouver un juste équilibre pour rester dans une pratique de bien être. La bonne nouvelle c’est que c’est que l’on peut tous apprendre et pratiquer une approche de bien être .

Une connaissance minimale de l’anatomie est intéressante pour savoir quelles sont les structures anatomiques avec lesquelles nos mains entrent en contact. Faire des aller-retour entre l’anatomie et les perceptions manuelles aide à développer une discrimination plus fine du toucher. 

Si cela ne vous passionne pas et que vous souhaitez vous éviter des pavés indigestes, je vous conseille d’utiliser des applis 3D. C’est à la fois pédagogique et cela permet d’apprendre et de réviser à son rythme.

 

Trouver l’équilibre entre la recherche des détails anatomiques et un toucher qui entre en relation avec l’animal

Mais attention, si l’objectif est un toucher avec une visée bien être, ne rentrez trop dans les détails anatomiques. Vous risquez de perdre en sensibilité perceptive et perdre en qualité relationnelle. Après tout, l’idée n’est pas d’être un professionnel de santé.

En étant discriminatif, on perd la globalité et la relation à l’autre. Un peu comme un garagiste qui s’intéresse seulement à une pièce à changer plutôt qu’à l’ensemble de la mécanique. Et comme on ne peut pas changer toutes les pièces, c’est hors sujet !

Par exemple, si vous cherchez “trop” à trouver le muscle biceps et à l’évaluer, vous êtes dans “comment est ce biceps” et non plus dans ce biceps est celui de Loulou. Et c’est pour cela qu’il est tout à fait particulier et qu’il faut en prendre soin en fonction de lui !

Personnellement, pour développer votre perception de l’anatomie, je vous conseille Biosphera. Cette apli fonctionne soit avec un ordinateur ou une un téléphone (appli Android et Apple) et on y trouve plusieurs espèces animales, humain compris ! 

Pour ceux qui sont davantage attirés par les approches énergétiques, vous trouverez des planches de méridiens et de chakras facilement sur internet. Vous pourrez également compléter avec cette vision anatomique en 3D…

 

Que faire quand c’est plus compliqué et que l’animal manifeste de l’inconfort lors des soins

Parfois notre animal montre qu’il n’aime pas qu’on touche une zone spécifique. Si ses réactions sont inhabituelles cela peut signifier qu’il y a un élément nouveau. Dans ce cas, gardez aussi à l’esprit que c’est la façon dont vous le touchez qui peut ne pas lui convenir à cet instant T, voire qu’il n’a pas envie d’être touché.

En revanche, ne confondez pas ce type de réaction si l’animal n’aime pas être touché sur une zone spécifique depuis toujours. C’est souvent pour des raisons de sensibilités spécifiques: mémoires émotionnelles, manque de désensibilisation, etc.

Alors dans ce cas si notre animal ne souhaite pas être touché juste ici, c’est simple, on ne va pas y toucher. Ou plutôt on y touche pas tant qu’il n’est pas d’accord. Cette attitude est souvent le signe d’un manque de confiance ou d’une inquiétude. On va donc d’abord regagner sa confiance !

Pour que l’animal fasse confiance à notre toucher, il y a une règle basique. Il suffit de le toucher comme il en a envie ! 

Pour cela, on va être attentif à ses réactions lors du toucher. Il suffit de noter les réactions de détente: yeux qui se ferme, détente musculaire, soupir, etc…

Pour provoquer les signes de détentes, on va varier différentes choses: le niveau de pression, les zones, le rythme, le fait de bouger ou de ne pas bouger les mains, etc…

Jusqu’à trouver le toucher qui lui convient !

En fait, c’est enfantin, j’adapte mon toucher aux réactions de l’animal, c’est comme un dialogue bienveillant. Si vous voulez plus de détails, je parle de tout cela dans un article avec une vidéo. Il y est question d’une approche de toucher guidée par l’animal.

Voyons maintenant que faire si cela se complique…

 

A quel moment demander de l’aide à une tiers personne pour faire des soins à ses animaux ?

Je ne vais pas revenir sur l’urgence vétérinaire. L’aide d’une autre personne permet de poser un regard neuf sur l’animal et sa situation. Comme j’en ai parlé plus tôt, lorsque nous sommes impliqués émotionnellement, il est difficile d’avoir le positionnement juste pour aider l’animal.

On a tendance à mettre l’accent sur des choses minimes et à ne pas voir des choses énormes. C’est simplement un manque de recul et c’est normal. Dans ce cas on tourne en rond, on perd notre objectivité, bref on est trop ou pas assez dedans…

C’est le moment d’avoir un avis extérieur pour nous aider à recadrer la situation. Ca va autant aider notre Loulou que nous et ensuite, on pourra reprendre nos soins en ayant franchi un cap. 

En fait partager avec d’autres les soins de nos animaux, c’est aussi progresser dans notre pratique, enrichir notre vision et notre compréhension de nos compagnons à quatre pattes. Bref ça profite à tout le monde 😉

 

Et pour finir, que faut il retenir pour faire des soins à ses animaux ?

J’espère que cet article va vous aider dans votre approche avec vos animaux et dans votre positionnement avec eux dans les soins. 

Et surtout, ne vous mettez pas de pression. Avant de vouloir régler des problèmes, faites le dans le plaisir et la bienveillance sans rechercher des résultats. La clé c’est de ne pas être dans le vouloir soigner.

On cherche seulement à faire de nos soins une parenthèse agréable pour l’animal et nous sans imposer nos souhaits de résultats. Ainsi, on accueille et on observe la situation avec le regard d’un enfant qui découvre. En suivant cet état d’esprit, on est surpris des effets des soins. 

Vous doutez ? Alors faites le test et expérimentez par vous même la puissance du lâcher prise !

Si vous souhaitez développer votre approche de soins de toucher-massage et d’étirement avec une méthode, je vous propose de jeter un coup d’oeil sur la 2ème édition de mon guide et ses 20 vidéos incluses. Vous y trouverez à la fois une approche théorique et un protocole pratique à dérouler comme un kata. 

Ce que j’écris ici vous parle ? N’hésitez pas à raconter vos expériences, les clins d’oeil de vos animaux pendant les séances, vos doutes et vos joies dans les commentaires. Pour ceux pour qui c’est totalement nouveau, lancez vous dans cette expérience et racontez nous 😉

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